Farman F.192
Salmson 9 Ab (230cv) / 9 Aba (280cv)
Avertissement
La liste des F192 est particulièrement délicate à établir. Lors d'une conversion, le numéro de série ne fut pas toujours modifié dans les registres. Plusieurs d'entre eux ont ainsi conservé leur numéro de série F190. Nous avons donc tenté de rétablir cette liste en nous basant sur la date de conversion, mais celle-ci n'est pas toujours identifiée avec certitude.
Cette liste revêt donc une part d'arbitraire. C'est en particulier le cas des F.192 n°5 à 12, dont la plupart ont été exportés sans recevoir d'immatriculation civile française. Les numéros de série dans le type étant fixés au montage en usine, la liste de production a été établie en respectant cette chronologie relativement bien connue.
F.192 n°1, c/n 7119, F-AIYQ (CdN n°2653 du 17 décembre 1930)
En 1929, Farman réalise le prototype du F.192 en adaptant un moteur Salmson 9Ab à une cellule (n°9?). Equipé de freins Messier, cet appareil participa aux essais comparatifs des diverses versions 190 à 194 qui se déroulent en 1929 et 1930. Basé à Toussus-le-Noble, il ne reçoit son CdN et n'est enregistré par Air Service que tardivement, en décembre 1930.
Racheté par Henri Le Tournir en juin 1932 et basé à Tours, le F.192 n°1 est utilisé par sa société de services aériens, participant régulièrement aux meetings organisés par l'Aéro-club de Touraine avec Marcel Guillet aux commandes. Il porte toujours sa livrée SGTA, complétée, sur le flanc droit, du nom "Henri Le Tournir - Tours", et sur le flanc gauche du fanion de sa société. Le F-AIYQ est détruit le 17 mars 1934 lorsqu'une tempête détruit le hangar Bessoneau qui l'abrite sur le terrain de Parçay-Meslay. Il est radié du registre en décembre 1934.
F.192 n°2, c/n 7134, F-AJCD (CdN n°2330 du 20 décembre 1929)
Le F192 n°2 (cellule F.190 n°[19]) reçoit son CdN en décembre 1929. Propriété de M. Moreau (Entreprise de Photos Aériennes Moreau), peint dans la livrée Farman, il est modifié pour la photographie aérienne: suppression de la seconde porte et adjonction d'une fenêtre pour la photographie latérale, ainsi que vraisemblablement une fenêtre dans le plancher.
Il est repeInt, en 1931 ou 32, recevant la nouvelle livrée Farman de l'époque. Plus tard, il reçoit une roulette de queue et le nom de baptême "L'Avion Bleu III". Outre ses missions photographique, il sert pour des prestations de services diverse et est utilisé régulièrement pour la propagande aéronautique, au profit de la Ligue Aéronautique de France. Il est plus tard modifié et équipé d'une roulette de queue, recevant la livrée.Farman 1932.
Comme ses congénères, il est réquisitionné en 1939. Le 26 février 1940, son pilote ne peut éviter un rabattant lors d'un vol trop près des hangars au Buc et l'avion est plaqué au sol. Train arraché, ailes tordues, il est néanmoins jugé réparable; il y a cependant fort à parier que, dans cette pèriode, il resta stocké dans cet état avant d'être détruit.
F.192 n°3, c/n 7156, F-AJJB (CdN n°2291 du 10 octobre 1929)
La cellule de F.190 n°[35] est équipée pour devenir le F.192 n°3 utilisé par Marcel Goulette pour son raid Paris – Madagascar, et baptisé fort logiquement "Paris-Madagascar". Partis du Bourget le 17 octobre 1929, Marcel Goulette, René Marchesseau et Jean-Michel Bourgeois atteignent Madagascar le 27 octobre. Le 26 novembre, en 5h30 de vol au dessus de l'Océan Indien, ils atteignent La Réunion. Le F-AJJB, portant une grande inscription rouge et or "Paris-Madagascar-Ile Bourbon" sur le flanc gauche, est fêté, les roues ont été repeintes. Ils quitteront l'île pour Madagascar le 1° décembre. Le 8 décembre, après avoir été équipé d'un nouveau moteur, faux départ pour la métropole. Une fuite d'essence oblige l'avion à se poser sur l'île San Juan de Nova qu'il ne quitte que le 1° février après réparation pour revenir à Madagascar.
Le 8 février, après révision, le départ pour la métropole a enfin lieu, mais les pluies stoppent l'avion pendant un long mois à Élisabethville. Le 22 avril 1930, au-dessus du Sahara, le vent de sable oblige Marchesseau à un atterrissage d'urgence. Une jambe de train se brise au contact du sol, découpant le flanc de la cabine et faisant céder l'aile à la racine. L'équipage sera rapidement secouru par le Laté 26 de la CTA piloté par Poulin, et rapatrié d'Alger à Paris par Bailly et Reginensi qui s'étaient joints aux recherches. Le F-AJJB sera abandonné sur place, son moteur démonté et récupéré.
F.192 n°4, c/n [7160], F-AJLU (CdN : n°2410 du 5 juin 1930)
Ce F.192 est équipé dès février 1930 pour Lena Bernstein qui veut battre le record de durée féminin de 27 h détenu par Maryse Bastié.
De chaque côté, la cabine passagers, remplie de réservoirs, ne comporte qu'un hublot. Chargé de près de 2000 litres d'essence dont environ 1400 litres en cabine, le Farman est testé fin mars par Lena Bernstein. Le premier essai de décollage le 16 mars se termine par le bris de la béquille. Le 22 mars, un robinet de carburant se bloque après 9h de vol. Le 23, Lena recommence, mais doit revenir se poser le 24 au matin. Elle recommence le 5 avril pour se poser de nouveau le 6 à l'aube après 20 h de vol.
Le 1° mai 1930, elle repart et enlève enfin à Maryse Bastié le record féminin de durée le 2 mai après-midi après 35h 46 mn 55 s de vol au-dessus du Bourget.
Enregistré au nom de Claire Roman (collaboratrice Farman?) en juin 1930, il passe en octobre 1930 au nom de Lena Bernstein. Avec cet appareil remis à un standard voisin des appareils de série (réservoirs supplémentairtes supprimés, hublots restaurés, mais sans porte arrière), Lena Bernstein tente à la fin de l'année 1930 un raid Paris-Tokyo. Elle part le 08/11 avec son mécanicien Appert. Le 11/11, au cours d'une étape entre Alep et Bassorah, une tempête de sable l'oblige à atterrir à Bagdad à la nuit tombante. La mauvaise visibilité trompe l'aviatrice qui fauche son train sur une butte de terre avant de mettre l'appareil en pylône. Les aviateurs ne sont que très légèrement blessés. L'appareil, considéré comme détruit, est néanmoins rapatrié en camion sur Beyrouth, puis ramené en France.
F192 n°4, c/n 7248, F-AJLU (CdN n°.... du ... 1931) ,
F-AQCP (CdN n°.... du ... 1937) ,
F-BAOP (CdN n°.... du ... 1950)
Début 1931, si l'on en croit son nouveau numéro constructeur 7248, le Farman 192 n°4 est reconstruit en même temps que sont produits ou reconstruits deux autres appareils avec les numéros constructeurs c/n 7246 et 7247. Il est alorsutilisé par le STAe, pour des essais et services divers, ayant peut-être été reconverti en F.290 (?).
La décision de les céder est prise en 1937 et l'ex F.192 n°4 se voit réserver l'immatriculation F-AQCP qu'il recevra officiellement après avoir été reconstruit dans les locaux de la Compagnie Aérienne Française du 4 février au 10 octobre 1939. Dans ce chantier, il reçoit notamment un nouveau pare-brise plus incliné, donnant une meilleure visibilité, commun à la plupart des F.192 de la CAF
Le F.192 n°4 survit à la guerre, restant propriété de Jean Heinrich, PDG de la Compagnie Aérienne Française. Il le cède en 1950 à R. Fiel de Meulan, pour 700.000 F Réimmatriculé F-BAOP, il est alors basé sur le terrain de Mantes.
Le 7 juin 1951, le Farman est revendu au Service de l'Aviation Légère et Sportive (S.A.L.S.) pour 1.750.000 F. Il servira successivement dans divers clubs. Prêté d'abord au Club Henri Guillaumet de La Courneuve, il sera mis en place à Creil et modifié pour servir au largage de parachutistes; sa porte arrière est agrandie et il perd l'une de ses fenêtres latérales. Sa peinture rouge est encore visible par endroits au Musée de l'Air.
Il sera prêté successivement :
au Centre Inter Clubs de parachutisme d'Ile de France, basé à Gizy-les-Nobles;
au Centre de Parachutisme de Bourgogne-Franche-Comté, basé à Chalon-sur-Saône;
enfin en 1957 au Centre Régional de Parachutisme de Lille-Bondues.
Le 4 avril 1960, le S.A.L.S. en fait don au Musée de l'Air qui le présente sous les couleurs du Farman F192 n°3 F-AJJB, bien que ses caractéristiques actuelles soient finalement assez éloignées de celles de cet appareil.
F.192 n°5, c/n [7118], R-171 (CdN (Argentine) : 7 juillet 1930)
Ce F.192, issu d'une cellule F190, est enregistré en Argentine avec l'immatriculation R-171 le 7 juillet 1930. Portant une livrée Farman classique, il est la propriété de Georges de Sonchein, agent commercial de pluieurs sociétés aéronautiques françaises en Amérique du Sud. Il est baptisé "Alfred Fronval", en souvenir du pilote dont les démonstrations avaient frappé les esprits lors de sa tournée en Amérique du Sud quelques années auparavant.
En août 1930, Georges de Sonchein réalise une tournée commerciale en Amérique du Sud. Le F.192, présenté à Rio de Janeiro, est alors réquisitionné par le gouvernement brésilien, confronté à une révolution. Envoyé en mission spéciale dans le nord du pays, le F.192 s'écrase à Belmonte (Bahia) le 8 novembre 1930 (Source : Trait d'Union).
Registro Nacional de Aeronaves
Coll. Gabriel Pavlovcic
F.192 n°6, c/n [7120]
Au printemps 1930, le Négus commanda un Farman F.192. Utilisant la cellule n°[39], l'appareil fut livré en caisse à Djibouti et mis en service par la mission française pour réaliser des liaisons postales et sanitaires. L'appareil fut surnommé le "Farman blanc" ce qui donne une idée de sa tonalité générale. Il portera en outre les cocardes éthiopiennes.
Le 13 février 1932, l'un des deux Farman éthiopiens s'écrase dans une zone boisée à Woll-Woll, prés de Djibouti, lors d'une liaison postale. Compte tenu des caractèristiques du survivant, il semblerait que l'accidenté soit le n°5.
NB: Les appareils éthiopiens portèrent deux types de marques nationales : des drapeaux d'inspiration germanique (Junkers et Ethiopia 1 notamment) ou des cocardes (Fokker VIIA, Farman). Si l'inspiration française de ces cocardes est certaine, leur couleur est indéniablement éthiopienne.
F.192 n°7, c/n [7201], F-AJRX (CdN ?), OO-ALE (CdN belge n°229 du 25 octobre 1930)
Ce F.192 (cellule F190 n°42) reçut son CdN en septembre 1930 avec l'immatriculation F-AJRX. Il fut aussitôt vendu à la S.A. belge d'Exploitation et de Représentation Aéronautique (AERA) et basé à Anvers. Il reçut le CdN n°229 le 25 octobre 1930 avec l'immatriculation OO-ALE et fut baptisé "Oud België" (Vieille Belgique). En 1935, la société et ses appareils déménagea sur le terrain de Knokke-le-Zoute.
Le 7 janvier 1938, le F.192 OO-ALE fut vendu à M. et H. Abeele et basé alors à Ostende. Il est supposé détruit sous un bombardement sur le terrain de Stene en mai 1940. (Source : www.baha.be)
F.192 n°8 à 11, c/n [?]
Nous n'avons pour l'instant identifié avec certitude aucun de ces appareils, mais d'après la chronologie et le carnet de vol de Lucien Coupet, il s'agirait des 4 F.195 (F.192 militarisés) acquis par le Venezuela, et qui sont réceptionnés en juillet et août 1930 avant d'être mis en caisse et envoyés en Amérique du Sud.
F.192 n°12, c/n [7197]
Ce Farman 192, offert par le gouvernement français au Négus pour son couronnement, fut construit à partir d'éléments disponibles en fabrication, et peint d'une livrée vert et argent. Il semble qu'il s'agisse de la reconversion d'un F.198 initialement destiné à M. Esders, dont il porte la livrée. L'équipement de l'appareil, garni de tissus de luxe et soieries fournis par Esders, fut particulièrement soigné. Si sa numérotation comme F.192 a effectivement été effectuée en août, il se place donc après les F.195.
La description donnée par le Capitaine Baradez mentionne la présence des grands réservoirs d'ailes de 520 litres. Selon les photos, l'appareil apparaît doté d'un réservoir d'huile de bord d'attaque.
Offert au Négus le 3 novembre pour les cérémonies du couronnement, il sera ultérieurement repeint et servira pour des vols de liaison, d'observation et la reconnaissance des lignes aériennes Djibouti - Soudan - Égypte. Il sera utilisé jusqu'en 1936, effctuera des vols de transport pendant la guerre, piloté par Michka Babitcheff, et finira sa carrière, incendié lors d'un mitraillage de l'aéroport d'Akaki par des chasseurs italiens le 4 avril 1936, juste avant la prise d'Addis-Abeba par les Italiens. Il porte pendant la guerre une inscription en amharique que nous n'avons pas complètement identifiée.
F.192 n°13, c/n 7178, F-AJTU (CdN n°2626 du 17 novembre 1930)
Livré à Armand Esders - industriel du textile et mécène, qui financera notamment la création et le fonctionnement de Deauville Aviation- prrobablement en remplacement du précédent, le F.190 n°41, basé à Toussus-le-Noble, est produit en tant que F192 n°13. Il est généralement piloté par Deckert.
Il passe en octobre 1931 dans les mains de Roland Coty, fils du parfumeur et propriétaire du Figaro, et participe au meeting de Tours ce même mois; il est généralement piloté par Delage. Il est enregistré en mars 1937 au nom de Louis Lejeune (Esbly), puis en avril 1938 de Jean-Baptiste Salis. Il est enfin acquis en juin 1936 par Jean-Louis Latscha. Basé à Montbéliard, le F192 n°13 est réquisitionné en 1940.
Nous n'avons encore identifié aucune photographie de cet appareil.
F.192 n°14, c/n 7224, F-ALAQ (CdN : n°2977 du 28 septembre 1931)
Produit en 1931, ce Farman 192 d'origine, baptisé "Jade Vert IV", semble le premier à ne pas avoir reçu de numéro de série F.190. Piloté par Deckert, il effectue en août 33 une croisière dans les pays scandinaves par Bergen et le Cap Nord survolant l'océan glacial arctique.
Il est ensuite cédé en juillet 1935 à Jean Couitéas, dit de Faucamberge qui le cède (enregistré le 30 avril 1936) à J. Horlaville. Ce pilote professionnel le présente pour la première fois, semble t'il, au meeting d'Argentan. Basé à Rouen, il l'utilise régulièrement pour des présentations et baptêmes de l'air en meeting notamment dans le nord-ouest de la France. Il sera mobilisé comme avion sanitaire en 1939.
Nous n'avons encore identifié aucune photographie de cet appareil dont la livrée en tant que "Jade Vert IV" était probablement identique à celle du F.192 offert au Négus.
Jean Couitéas est né à La Marsa (Tunisie) en 1901, ingénieur-chimiste, directeur de la Valentinoise (société d'exploitation d'un réseau électrique en Haute Garonne, dont le comité de direction est présidé par Foch), administrateur délégué des forces motrices de la vallée d'Uston et d'Aulus, fondé de pouvoir des forces motrices de la Haute-Garonne et du Tarn, tennisman reconnu, pilote civil et touche-à-tout. Chevalier de la Légion d'Honneur au titre de l'aéronautique en 32.
F.192 n°15, c/n 7225, F-ALAR (CdN : n°2684 du 27 janvier 1931)
Enregistré aux noms du Commandant Verdy et de Jean Couitéas de Faucamberge, mais probablement propriété de la société des brevets Constantin, ce F.192 peint dans une livrée standard Farman, est utilisé jusqu'en 1932 aux essais de la girouette Constantin. En 1933, il est utilisé pour les essais du dispositif de stabilisation automatique IVA de Gianoli, ingènieur chez Couzinet et actionnaire de la société des brevets Constantin; l'IVA est monté dans un grand carénage sous l'aile droite. Ces essais sont pour la plupart effectués par l'ingènieur pilote Desaleux de chez Farman.
Cédé en décembre 1933 à M. Benoit Oblin (La Garenne-Colombes), il est enregistré en mars 1934 par la Société Air Tourisme créée par ce dernier. Baptisé par Miss Lisbeth de Morini le 25 octobre 1934, le Farman, doté d'une livrée spécifique à cette mission, est notamment utilisé pour un reportage du Chicago Tribune en Afrique du Nord et en Méditerranée. Piloté par H. Verdier, il transporte le directeur des services touristiques du Chicago Tribune à Paris, M. André Herbert et son secrétaire, René Garnier. Le parcours dura 5 semaines, les voyageurs visitant successivement Barcelone, Tanger, Rabat, Casablanca, Marrakech, Fez, Meknès, Oran, Biskra, Constantine, Philippeville et Tunis, puis remontant la côte italienne via Palerme, Naples, Rome, Gênes, avant de rejoindre la Côte d'Azur puis Paris par la vallée du Rhône.
Le F.192 n°15 est gravement accidenté en se posant au Bourget le dimanche 10 janvier 1937 à la nuit tombée, avec 5 personnes à bord, accident se concluant par 75% de dégâts. Il est enregistré comme détruit en février 1937.
F.192 n°16, c/n ?
Non identifié, sans doute un appareil gouvernemental ou export.
F.192 n°17, c/n 7234, F-ALEB (CdN n°2866 du 6 juillet 1931), F-APEB (CdN n°... du ... )
Acquis par la société "Lignes Télégraphiques et Téléphoniques Nord Africaines" en 1931, le F.192 n°[16] arrive à Alger le 20 septembre 1931, convoyé par Marcel Kraft et Auguste Villard. Henri Germain le rachète (enregistrement en décembre 1934) pour la création des Lignes Aériennes Nord-Africaines, il est réimmatriculé ultérieurement F-APEB. A la fermeture des LANA en 1936, il est racheté en mars 1937 par l'Entreprise de Photo-aériennes Moreau. Probablement réquisitionné en 1939.
F.192 n°18, c/n ?
Non identifié, sans doute un appareil gouvernemental ou export.
F.192 n°19, c/n 7131, F-AJBS (CdN n° 2132 du 14 juin 1929)
Le F.190 n°16 est initialement enregistré à la SGTA.
Converti en F.192 n°19 avec sa verrière au standard de la CAF, il est affrété par la Société de Propagande Aérienne Française à partir de 1930. Il participe en octobre 1930 au meeting de Tours. ébut 1931, il effectue une tournée en Afrique du Nord, piloté par Cornez. En avril, il conduit de Tunis à Constantinople Mesdemoiselles "Paris" et "Londres", avant de participer au meeting de Constantine en mai. Il porte alors une livrée à dominante rouge, qu'il conservera pendant toute sa carrière. Elle est alors agrémentée de la marque Farman et du logo de la SPA. Après acquisition de l'avion par la SPA, le logo passe sur la dérive tandis que le nom et l'adresse de la société apparaissent sur le flanc de l'appareil, sous les hublots.
En novembre 1932, après la faillite de la SPA, l'appareil est enregistré en novembre 1932 au nom du pilote automobile Guy Bouriat, puis en décembre au nom du pilote et vendeur d'avions Maurice Salle, avant de passer en février 1933 à Roger du Chesne, Animateur de l'Aéro-Club de l'Ouest et organisateur des 24 Heures d'Angers et d'être pris en compte par l'Aéro-Club de l'Ouest. Le 27 janvier 1933, malgré le temps froid et brumeux, Roger du Chesne arrive à Angers avec le F.192 F-AJBS réceptionné à Villacoublay par Michel Détroyat. Le 7 mars 1933, l'appareil destiné aux transports aériens de l'Aéro-Club de l'Ouest est baptisé "Ville d'Angers". Outre ce nom, il porte en blanc la mention de son appartenance à l'Aéro-Club de l'Ouest.
En janvier 1935, il passe à la Compagnie Française d'Aviation, conservant sa livrée dont seule la mention "Aéro-Club de l'Ouest" est effacée. Des cartes postales éditées antèrieurement par la Société de Propagande Aérienne (disparue en 1932) citent son utilisation en 1936 pour des baptêmes de l'air de la Propagande Aérienne Française.
Il est vraisemblablement réquisitionné en 1939. Sort ultèrieur inconnu.
F.192 n°20, c/n 7328, F-AMTO (CdN n° 3636 du 22 décembre 1933)
Le F.192 n°20 fut produit en 1933 et acquis par François Moreau, pour les Entreprises Photo-Aériennes Moreau. Il fut baptisé "L'Oiseau Bleu IV", puis "L'Avion Bleu IV". En avril 1935, le F.192 n°20 est converti en F192/1 par remplacement du moteur Salmson 9Ab de 230 cv par un Salmson 9Aba de 280cv.
F.192 n°21, [c/n 7122, YR-ABU ] (CdN Roumanie : 5 mai 1934)
Nous ne possèdons aucune information sur cet appareil. D'après la chronologie, il pourrait s'agir du F.190 n°12 acquis par la Roumanie qui fut, en avril 1934 semble t'il, converti en F.192.
F.192 n°[22], c/n 7149, F-AJHN (CdN n°4656 du 11 avril 1936)
Le F.190 n°28 fut retiré du service par Air France en août 1934. Acquis par la Propagande Aérienne Française, il est alors converti en F.192 et réenregistré le 11 avril 1936 avec le CdN n°4656. Livrée supposée rouge et blanche. Sort ultèrieur inconnu.
F.192 n°[23], c/n 7172, F-AJNH (CdN n° 2600 du 18 octobre 1930)
Le F.198 n°1 F-AJNH est converti en F.192 en octobre 1936, après son acquisition en novembre 1935 par François Moreau lors de la cessation d'activités de la Société des Transports Aériens Français (STAF). Il est alors baptisé "Avion Bleu VII". La date de conversion tardive apparaît incompatible avec le numéro de série 7 évoqué pour cet appareil et qui doit provenir d'une confusion avec son nom de baptême.
Le F-AJNH est enregistré en janvier 1938 au nom de Georges Genet (Paris), puis immédiatement ensuite à la Compagnie Saharienne Automobile (Ouargla). Le 14 février 1938, toujours baptisé "Avion Bleu VII", il quitte Le Bourget pour l'Afrique piloté par René Froment, pour rejoindre "Air Sahara", filiale de la Compagnie Saharienne Automobile (Société des Transports automobiles du Sahara) qui transporte le courrier par automobile sur les 1500 km qui séparent Ouargla et Djanet en bénéficiant d'une subvention de 80.00 francs du gouvernement général de l'Algérie, a décidé d'utiliser l'avion.
Le 1° avril, à 6H00 du matin, René Froment décolle d'Ouargla avec 600 kg de courrier pour ouvrir la ligne. Bloqué par le simoun à Fort Polignac, il ne rejoint Ouargla que le 6. Malgré un ouragan, le retour se fait plus rapidement. Par la suite, la liaison se répètera avec régularité tous les quinze jours, le 1° et le 15 du mois, en 8h30 de vol. L'avion transporte le courrier, sans surtaxe, et du fret. Sort ultérieur inconnu.
F.192 n°[24], c/n 7157, F-AJJJ (CdN n° 5314 du 6 juillet 1937)
A l'instar du précédent, le F190 n°33 "L'Ardent" fut retiré du service par Air France en novembre 1935. Converti en F192, il est réenregistré le 6 juillet 1937 avec le CdN n°5314 au nom de Jacques Caillard et basé à Saigon.
F.192 n°[25], c/n 7132, F-AJDC (CdN n° 2222 du 12 août 1929)
Initialement utilisé par la CAF, puis acquis par l'Aéro-Club de l'Eure et Loir en mars 1939, le F.190 n°17 est converti en F.192 en mai 1939.
F.192 n°[?], c/n 7246, F-AQCN (CdN n° 5376 du 6 septembre 1937)
Probablement reconversion d'un F.290 acquis par l'État en 1931. Il fait partie avec le s/n 4 (reconstruit) d'un lot revendu à la CAF qui le modifia dans ses ateliers en 1937 et le réenregistra sous l'immatriculation F-AQCN. Il fut probablement réquisitionné en 1939.
F.192 n°[?], c/n 7247, F-AQCO (CdN n° 5769 du 21 mai 1938)
Probablement reconversion d'un F.290 acquis par l'État en 1931. Comme le précédent, il fait partie d'un lot revendu en 1937 et 38 à la CAF qui, sous le contrôle de Veritas, remit ces appareils en état dans ses ateliers et leur apporta quelques modifications comme le changement de pare-brise (voir F.192 n°4). Il reçut alors l'immatriculation F-AQCO. Probablement réquisitionné en 1939.
F.192/1 n°1, c/n 7328, F-AMTO
Voir F.192 n°20
F.192/1 n°2, c/n 7467, F-ANNV (CdN n° 4079 du 18 mars 1935)
Enregistré par Farman en 1935, cet appareil passe le 14 septembre 1936 dans les mains de Rémy Clément, pour être cédé à la République espagnole et disparaitre dans la guerre civile. Nous n'en connaissons aucune photo.